![]() |
| Ngoy kasanji |
Depuis l'annonce du Gouvernement d'union nationale par le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de la réunion avec les élus de l'Union sacrée de la Nation, chaque acteur politique congolais essaie, à sa manière, de donner son point de vue.
C'est le cas de l'ancien gouverneur du Kasaï oriental, le sénateur Alphonse Ngoy Kasanji, qui s'est exprimé sur cette question, ce lundi 03 mars 2025, via son compte X. En effet, selon Alphonse Ngoy Kasanji, «la formation du gouvernement d’union nationale ne doit pas être confondue à un remaniement de celui existant, ou aux débauchages de membres des partis politiques d’opposition, si et réellement si il n’y a pas l’arbre à palabres, qui rassemble tous les enfants du pays pour parler de la Nation», a-t-il avancé.
Et d'ajouter qu'il faut prendre en compte tous les problèmes de mésentente même au sein de l'UDPS -Union pour la Démocratie et le Progrès Social-, parti présidentiel. «Il faut reconnaître qu’il y a des problèmes très sérieux, qui commencent d’abord au sein du parti présidentiel, où il y a une crise profonde. C'est dans la famille politique présidentielle, où les attaques des uns et des autres vont dans tous les sens. Si au sein du parti mère, les divergences demeurent, aucun semblant de juguler la crise ne pourra donner la réponse à la crise actuelle. Il faut une réconciliation sincère et durable. Si au sein de sa propre famille, le dialogue n’existe pas, il y a la communication du chef sans débat, il peut y avoir des frustrations non exprimées qui rongent l’affaire en interne», a-t-il ajouté.
À la question du dialogue inclusif, Ngoy Kasanji pense qu'il est indispensable de fédérer toutes les idées et rassembler tous les fils du pays, de toutes les horizons, afin de trouver des solutions adaptées. «Il ne faut pas se voiler la face. Il est nécessaire que les opposants politiques qui sont en exil forcé soient invités officiellement par le pouvoir en place, autour d’une table à laquelle seront conviées les forces vives de la Nation. Ainsi, tout le monde se parle à cœur ouvert. Pour l’opposition, il faut souhaiter que tout le monde accepte de s’asseoir autour d’une table, pour se parler en toute franchise, et trouver une voie de sortie qui sauve la mère patrie. Il faut briser la glace, en appelant au débat les fils jugés égarés», poursuit-il.
Avant de conclure, ce parlementaire pense que l'appel au recrutement des jeunes dans l'Armée congolaise reste une bonne chose. «Des recrutements pour le renforcement de notre Armée, c’est une bonne chose pour le pays, mais n’oublions pas que c’est un chantier qui se construit à moyen terme. Pour l’instant, les hostilités qui se poursuivaient, peuvent créer encore et encore d’autres dégâts; car, mieux vaut prévenir que guérir», a-t-il conclu.
Par Louis Tshikonde .

0 Commentaires