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| CENCO et ministre de l'intérieur |
Le vice-premier ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a rencontré le jeudi 6 mars Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). Cette réunion a porté principalement sur un communiqué publié par la CENCO le 22 février, où l'organisation dénonçait une "prétendue" stigmatisation des personnes swahiliphones à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.
Mgr Nshole a fourni des clarifications concernant le communiqué et a répondu aux interrogations du ministre sur les raisons qui ont conduit à sa diffusion. Il a affirmé : "Nous avons échangé des informations très précieuses et formulé des recommandations."
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| Shole devant la presse |
De son côté, le vice-premier ministre Shabani a souligné que les incidents mentionnés par la CENCO étaient des cas isolés. Il a rappelé que la majorité de ces situations avaient déjà été traitées de manière appropriée par le gouvernement. "Les faits rapportés par la CENCO sont des cas isolés, liés à des délits de faciès, et ne représentent pas une politique de stigmatisation systématique", a-t-il déclaré.
Le ministre de la Sécurité intérieure a également encouragé la CENCO à collaborer étroitement avec les autorités compétentes avant de diffuser des informations délicates. Il a insisté sur le fait que de telles déclarations, si elles ne sont pas vérifiées, pourraient alimenter la psychose et servir les intérêts des ennemis de la République, notamment en cette période de conflit. "Il est crucial d'alerter nos services en premier lieu pour valider de tels faits avant de les rendre publics. Cela permettrait d'éviter de renforcer l'ennemi et de semer la division parmi nos compatriotes", a-t-il ajouté.
la CENCO a appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités pour protéger tous les segments de la population congolaise et garantir la cohésion sociale ainsi que le bien-vivre ensemble entre toutes les races et ethnies du pays.
Louis Tshikonde


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