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| TFM |
Kinshasa, le 4 juillet 2025 — Face à de sérieuses allégations de violations des droits humains au sein de l’entreprise minière Tenke Fungurume Mining (TFM), la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a décidé de porter l’affaire devant les plus hautes instances de l’État congolais. Cette société, active dans la province du Lualaba, est au centre de graves accusations liées à ses activités sur le terrain.
Dans une déclaration officielle publiée jeudi, la CNDH fait état de faits documentés qui font ressortir des abus inquiétants : conditions de travail inhumaines, évictions forcées de populations locales, atteintes à la dignité humaine, et absence de recours pour les victimes.
La protection des droits fondamentaux des citoyens reste notre priorité. Même les grandes sociétés minières doivent répondre de leurs actes. Le cas TFM mérite une attention immédiate des autorités nationales », a indiqué un responsable de la Commission sous anonymat.
La CNDH réclame l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ces allégations, ainsi que la suspension préventive de certaines activités jugées suspectes. Elle en appelle à l’intervention urgente des institutions judiciaires, du ministère des Mines, et des commissions parlementaires compétentes.
Interrogée à ce sujet, l’entreprise TFM n’a, pour l’heure, émis aucun commentaire officiel. Elle a néanmoins, par le passé, soutenu qu’elle menait ses opérations dans le strict respect du cadre légal congolais et des normes internationales en matière de droits humains.
Cette affaire s’inscrit dans un climat de plus en plus tendu entre les populations locales et les multinationales minières opérant en RDC. Si le pays regorge de ressources naturelles stratégiques, les communautés riveraines dénoncent souvent leur marginalisation face aux bénéfices économiques générés par l’exploitation minière.
Patrick mutombo

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