Une enquête ouverte par le Parquet nationale financier
Le Parquet national financier (PNF) en France a ouvert un dossier concernant le partenariat conclu entre la République démocratique du Congo et l’AS Monaco, dans le cadre de la campagne de visibilité « R.D. Congo, cœur de l’Afrique .
Ce contrat, d’une durée de trois ans et estimé à 4,8 millions d’euros, visait à promouvoir l’image de la RDC sur la scène européenne à travers la notoriété du club monégasque.
Les autorités judiciaires françaises évoquent des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics.
Le PNF a également sollicité la transmission rapide du dossier au parquet de la Principauté de Monaco afin d’approfondir les investigations.
Un partenariat déjà contesté en RDC
Un mois après la signature de l’accord, plusieurs activistes et responsables politiques congolais avaient dénoncé un contrat qu’ils jugeaient :
•opaque dans sa procédure,
•inopportun au regard des priorités nationales,
•déconnecté des urgences sécuritaires et sociales du pays.
Cette polémique interne avait déjà alimenté le débat sur la pertinence du partenariat.
un activiste basé à Kinshasa, ayant requis l’anonymat , déclare :
« Nous n’étions pas contre la promotion de l’image du pays. Mais nous avons toujours demandé la transparence. Comment justifier 4,8 millions d’euros pour du marketing sportif alors que des déplacés internes manquent d’assistance ? »
Il ajoute :
« Ce que nous dénoncions il y a un mois, c’était surtout l’opacité : quelles étaient les clauses exactes ? Quels mécanismes de contrôle ? Quelles retombées concrètes pour la jeunesse congolaise ? Aujourd’hui, les soupçons évoqués en France montrent que ces questions étaient légitimes. »
La défense du ministre Didier Budimbu
Face aux critiques et à l’ouverture de l’enquête en France, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a pris la parole publiquement.
Il affirme :
regretter que certains s’attardent sur ce qu’il qualifie de « non-événements »,
défendre une « intégrité totale » dans la gestion du dossier,
garantir des « procédures transparentes validées par le gouvernement ».
Selon lui, l’objectif principal demeure le développement du football congolais et la promotion de la jeunesse sportive, considérée comme un levier d’épanouissement national.
Le ministre insiste sur le fait que rien ne détournera l’ambition gouvernementale en vue des prochaines échéances sportives.
Un débat plus large sur la gouvernance
Au-delà du partenariat sportif, cette affaire relance un débat fondamental :
•la gestion et la traçabilité des fonds publics,
•la transparence des partenariats internationaux,
•l’équilibre entre diplomatie sportive et priorités sociales internes.
Alors que la procédure judiciaire suit son cours en France et à Monaco, les prochaines étapes devraient permettre d’apporter davantage de clarté sur un dossier à forte portée politique et médiatique.
Rédaction soleil-magazine

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