Lubumbashi : GRUWA appelle à une collaboration renforcée pour la protection des défenseurs des droits humains


Le Groupe Ukingo wa Watetezi (GRUWA), réseau dédié à la protection des défenseurs des droits de l’homme, a organisé ce vendredi à Lubumbashi une matinée d’échanges consacrée sur la Situation générale de protection des défenseurs des droits de l'homme dans la province du haut -katanga .

Les discussions ont porté sur la nécessité d’un dialogue sincère entre les défenseurs des droits humains et les autorités provinciales. Les intervenants ont souligné l’importance de permettre aux acteurs de la société civile d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé, conformément à la loi n°23/027 relative à la protection des défenseurs des droits humains.

considérer les acteurs étatiques et non étatiques comme des partenaires et non comme des adversaires, afin de garantir un climat de confiance et de coopération.

La coordination du GRUWA a, pour sa part, présenté la vision, la mission et les objectifs poursuivis par le réseau, mettant l’accent sur la protection, l’accompagnement et le plaidoyer en faveur des DDH.

Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs de la société civile, ainsi que des représentants d’institutions étatiques et non étatiques, autour des défis liés à la protection des défenseurs des droits humains (DDH).

État des lieux et mécanismes de protection

•Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCDH) a présenté un état des lieux de la situation provinciale. Selon ses données, près de 16 cas de défenseurs ont bénéficié d’un accompagnement au cours de l’année écoulée. 

La majorité de ces cas proviendrait des zones affectées par l’occupation du M23 ainsi que des villes environnantes, sans exclure certains cas enregistrés à Lubumbashi.

Il a également été souligné que la prise en charge dépend des moyens logistiques et financiers disponibles.

•De son côté, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a insisté sur la nécessité d’identifier clairement les activités menées par les défenseurs des droits humains afin de garantir une assistance appropriée et efficace en cas de menace.

Responsabilité et cadre légal

•La Division provinciale des droits humains a rappelé que les DDH ont la responsabilité d’être des modèles au sein de la société.

 Elle a également souligné l’importance, pour les organisations œuvrant dans ce domaine, de se conformer aux exigences légales et administratives de l’État.

•Le Parquet de grande instance est intervenu pour rappeler que les activités des défenseurs doivent s’exercer dans le strict respect des lois en vigueur, tout en réaffirmant le rôle des institutions étatiques dans leur protection.


Dialogue et coopération, piliers de la protection

Les échanges ont mis en évidence que la protection efficace des défenseurs des droits humains repose sur le respect de la loi, la responsabilité individuelle et collective, ainsi qu’une collaboration étroite entre activistes et autorités publique.

 À ce titre, un dialogue constructif et une coordination renforcée avec les institutions apparaissent comme des conditions indispensables pour garantir leur sécurité et assurer la durabilité de leurs actions.

Cette rencontre confirme ainsi que la protection des défenseurs des droits humains dans le Haut-Katanga passe par une synergie d’actions, fondée sur la coopération, la transparence et le respect mutuel.

Louis tshikonde 

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