La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié les chiffres relatifs à l’exécution du plan de trésorerie de l’État pour le mois de janvier 2026. Les données font apparaître un déficit de 1.037,5 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 460 millions de dollars américains.
Ce montant dépasse sensiblement le déficit initialement programmé, qui s’établissait à 688 milliards de CDF.
Selon les statistiques communiquées, les recettes publiques mobilisées au 30 janvier ont atteint 1.632,1 milliards de CDF, contre une prévision mensuelle de 1.895,6 milliards.
Le taux de réalisation se situe ainsi à 86,1 %, traduisant une mobilisation en deçà des objectifs fixés en début de période.
En parallèle, les dépenses publiques ont été exécutées à hauteur de 2.669,6 milliards de CDF, soit 103,3 % des prévisions mensuelles arrêtées à 2.583,8 milliards de CDF.
Ce niveau de décaissement, supérieur aux projections, a contribué à creuser davantage le déficit observé à la fin du mois.
L’écart entre les recettes encaissées et les dépenses engagées met en évidence une pression accrue sur la trésorerie de l’État dès le premier mois de l’exercice budgétaire.
Cette situation intervient dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer la discipline budgétaire et de consolider les finances publiques.
La BCC n’a pas précisé, dans ces données préliminaires, les mécanismes de financement mobilisés pour couvrir ce besoin de trésorerie.
Ceux-ci pourraient inclure des ajustements internes ou un recours accru aux instruments de financement domestique.
L’évolution des recettes au cours des prochains mois et la maîtrise des dépenses publiques seront déterminantes pour contenir le déficit et préserver l’équilibre budgétaire à moyen terme.
Louis tshikonde

0 Commentaires