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| Léonard zama militant de la lucha et IPDHOR |
Dans communiqué publié ce matin L'Initiative pour la Protection des Droits de l'Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR ASBL) dénonce avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime son responsable Monsieur LEONARD ZAMA.
L'Initiative pour la Protection des Droits humains et la Réinsertion Sociale (IPDHOR ASBL) porte à la connaissance de l'opinion publique nationale et internationale un acte de violence grave qui s'est produit
ce mardi 17 décembre 2024 à Kolwezi, province du Lualaba dans l'exercice de ses fonctions d'enseignant, alors qu'il se rendait au complexe scolaire Hewa Bora en empruntant la première avenue, LEONARD ZAMA a été la cible d'une agression brutale. L'incident s'est produit
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| Unafec Kolwezi |
lors de sa rencontre avec une brigade de la JUNAFEC revenant du cimetière et qui manifestait dans la rue. Bien qu'il leur ait cédé le passage, sept militants se sont détachés du groupe pour l'agresser violemment, le rouant de
coups et le frappant avec des bâtons. Au cours de cette attaque, ils lui ont dérobé son sac contenant son ordinateur portable et ses accessoires, sa carte bancaire, une somme d'argent deux ouvrages professionnels .
Cette agression s'inscrit dans un contexte plus large, car notre organisation a récemment dénoncé l'inaction des autorités face aux milices politiques qui perturbent les communautés du Lualaba.
Cette attaque semble être une représaille directe à nos positions critiques sur la gouvernance et ne constitue malheureusement
pas un incident isolé, mais s'inscrit dans un contexte plus large de détérioration de la situation sécuritaire dans notre province. Ces membres de la JUNAFEC ont instauré au Lualaba Mupandja un système d'extorsions Systématique, contraignant les citoyens à verser des sommes comprises entre 2000 et 3000 FC chaque samedi.
Sous le prétexte fallacieux du "salongo". Cette pratique inacceptable s'accompagne de la multiplication de barrières illégales servant à rançonner les paisibles citoyens.
La situation est d'autant plus préoccupante que nous constatons une absence criante de formation et d'encadrement au sein des partis politiques opérant dans la région. Cette carence favorise les débordements et les abus de pouvoir, créant un climat d'insécurité grandissant pour la population.
Face à cette situation alarmante, l'IPDHOR ASBL appelle solennellement le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité à prendre des mesures urgentes et concrètes. Nous demandons en priorité qu'une enquête approfondie soit diligentée pour identifier et sanctionner les auteurs de l'agression contre notre Leonard Zama.
Nous appelons également les autorités provinciales à assumer leurs responsabilités en matière de protection des droits humains et de sécurité publique. La situation actuelle exige des actions fermes pour restaurer l'État de droit dans notre province.
Les partis politiques doivent être rappelés à l'ordre et ceux qui se compromettent dans des activités illégales doivent faire l'objet de sanctions appropriées.
Malgré ces actes d'intimidation, l'IPDHOR ASBL réaffirme sa détermination inébranlable à poursuivre sa mission de protection des droits humains. Nous continuerons à documenter et à dénoncer toute forme d'abus ou de violation des droits fondamentaux des citoyens. Notre engagement pour la justice et la dignité humaine reste entier, et nous appelons l'ensemble de la société civile à rester vigilante et mobilisée face à ces dérives.
Par louis Tshikonde


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