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| Les participants |
Dans un contexte de crise sociale et économique persistante en République Démocratique du Congo, les mouvements citoyens Lucha (Lutte pour le Changement) et Filimbi intensifient leur campagne de sensibilisation autour de la réduction du train de vie des institutions publiques.
Ces organisations promettent des actions pacifiques, telles que des sit-in, des marches et des ateliers de sensibilisation, afin d’attirer l’attention de l’opinion publique et des décideurs sur l’urgence d’une réforme budgétaire axée sur la justice sociale
Le message est clair : il est inadmissible que pendant que plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, les institutions politiques du pays s’accaparent la majeure partie des ressources publiques. Selon un rapport du réseau UNIS, la présidence congolaise aurait consommé à elle seule 99 % de son budget annuel 2024 en seulement six mois, tandis que des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation, les infrastructures ou encore les bourses d’études restent sous-financés.
Pour Lucha et Filimbi, ce déséquilibre reflète un « pillage systémique des revenus nationaux par les élites politiques » qui doit cesser. Les deux mouvements appellent la population à s’approprier cette lutte, estimant qu’une gestion plus équitable des finances publiques peut améliorer les conditions de vie de tous.
Les recommandations portées par ces organisations incluent :
•La réduction de la taille du gouvernement et des cabinets, y compris celui du Président ;
•La suppression des agences inutiles à la présidence et des structures administratives en doublon ;
•La rationalisation des missions officielles et la diminution des frais de fonctionnement des institutions ;
•L’harmonisation des salaires entre animateurs politiques et autres fonctionnaires de l’État, notamment les enseignants, policiers et militaires.
Lucha et Filimbi insistent également sur la responsabilité citoyenne : « Il est temps que chaque Congolais réalise l’impact direct du gaspillage des fonds publics sur son quotidien. Réduire le train de vie des institutions, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour bâtir un État plus juste et plus solidaire » selon Prince kilundu
À travers ces initiatives, les mouvements souhaitent maintenir la pression populaire et inciter les autorités à engager des réformes structurelles qui restent, pour l’instant, largement attendues.
Louis tshikonde


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