Santé mentale en RDC : le lourd silence qui enferme 20 millions de vies

RDC Kinshasa Derrière le tumulte des rues et le vacarme des marchés, un autre drame se joue dans le silence : près de 20 millions de Congolais, soit un habitant sur cinq, vivent avec un trouble mental. Le chiffre, confirmé par le ministère de la Santé publique, illustre l’ampleur d’une crise invisible.

Troubles anxieux, dépressions chroniques, stress post-traumatique, schizophrénie… Les pathologies varient, mais le constat est le même : le pays ne dispose ni des structures adaptées, ni des ressources humaines suffisantes pour répondre à cette urgence. À Kinshasa, capitale de plus de 17 millions d’habitants, on ne compte qu’une poignée de psychiatres et très peu de centres spécialisés.


Pour les spécialistes, le lien entre cette détresse psychologique et l’histoire récente du pays est évident : décennies de conflits armés, déplacements forcés, violences sexuelles, pauvreté persistante. “Ici, presque chaque famille porte une cicatrice invisible”, confie un psychologue rencontré dans un centre communautaire.

Pourtant, les investissements publics dans la santé mentale restent marginaux. La question est rarement inscrite dans les priorités nationales, laissant des millions de personnes sans soins et souvent marginalisées.

Et si, au lieu de n’être qu’un fardeau invisible, la santé mentale devenait un levier pour reconstruire un pays meurtri ?


Louis tshikonde 

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