Suite à l’autorisation des poursuites judiciaires contre le ministre de la Justice, Constant Mutamba, accordée par l’Assemblée nationale ce 15 juin, le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) réagit avec fermeté et appelle à des mesures urgentes pour garantir la transparence et la justice dans la gestion des fonds publics.
La LUCHA estime que la démission de Constant Mutamba s’impose comme un acte de responsabilité politique et morale. Impliqué dans un scandale de détournement présumé de plus de 19 millions de dollars initialement destinés aux réparations des victimes des crimes de guerre commis par l’Ouganda en RDC, le ministre ne peut plus continuer à exercer ses fonctions dans un contexte aussi lourd de soupçons.
« Le maintien en fonction du ministre de la Justice, alors que des poursuites sont désormais autorisées contre lui, constitue un grave obstacle à l’impartialité de la procédure judiciaire », déclare la LUCHA.
Audit indépendant et public du FRIVAO et du FONAREV
En parallèle, la LUCHA exige un audit indépendant, exhaustif et public du FRIVAO (Fonds de Réparation pour les Victimes des Atrocités de l’Ouganda) et du FONAREV (Fonds National de Réparation des Victimes de Violences), depuis leur création.
Les audits devront porter notamment sur :L’origine et la destination des fonds alloués,les procédures d’appels d’offres et les dépenses effectuées,la chaîne de responsabilités, tant individuelle qu’institutionnelle.
Ces deux mécanismes financiers, censés réparer les préjudices subis par des milliers de victimes, ne doivent pas devenir des caisses noires au service d’intérêts personnels ou politiques.Pour une commission d’enquête parlementaire.
Enfin, la LUCHA demande la création immédiate d’une commission parlementaire d’enquête mixte, chargée de faire toute la lumière sur ce scandale, d’identifier tous les complices et de proposer des mesures de réforme structurelle pour mettre fin à la corruption endémique dans la gestion des fonds publics.
La LUCHA rappelle que l'impunité est l'un des plus grands freins au développement et à la paix en République démocratique du Congo. La justice doit passer, sans distinction de rang ni d’appartenance politique.
Louis tshikonde

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