Lubumbashi, RDC — La Société nationale d’électricité (SNEL) a dénoncé, ce week-end, un vol d’une ampleur inédite survenu sur son réseau dans la province du Haut-Katanga. En moins de sept jours, environ 1.250 mètres de câbles en cuivre ont été dérobés sur la ligne haute tension 120 kilovolts reliant RC à Shilatembo.
Selon l’entreprise publique, cet acte de vandalisme met en danger la stabilité de l’approvisionnement électrique dans la région, exposant ménages et industries à de coupures prolongées.
« C’est un sabotage grave qui met en péril l’économie locale et le quotidien de milliers de familles. Chaque mètre de câble volé affaiblit notre réseau », a déclaré un cadre technique de la SNEL à Lubumbashi.
Un fléau national qui coûte des millions
Ce n’est pas la première fois que la SNEL est victime de vols de câbles. Rien qu’en 2024, plus de 15 kilomètres de conducteurs en cuivre ont été subtilisés à travers le pays, entraînant des pertes financières estimées à plusieurs millions de dollars. Le cuivre volé est souvent écoulé sur les marchés parallèles, alimentant un trafic transfrontalier difficile à endiguer.
Les conséquences sont lourdes :
•Dégradation du réseau électrique
•Retards dans les réparations et le développement des infrastructures
•Risques accrus d’accidents électriques mortels
•Appel à la mobilisation
Face à la recrudescence de ces actes, la SNEL en appelle à la mobilisation générale des autorités locales, des forces de l’ordre et de la population.
« La lutte contre ce phénomène ne peut réussir que si chacun se sent concerné. Signaler tout mouvement suspect près des installations électriques est un devoir citoyen », insiste la direction provinciale.
La société annonce par ailleurs le renforcement des patrouilles de surveillance et l’installation de dispositifs de sécurité supplémentaires sur les points stratégiques de son réseau.
En RDC, le vandalisme et le vol d’équipements électriques sont passibles de peines allant jusqu’à 20 ans de prison, mais l’application stricte de la loi reste un défi dans plusieurs provinces.
Patrick kabamba

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