Lualaba : l’IPDHOR accuse Thomas Mining de bafouer les droits fondamentaux des travailleurs




Kolwezi, 20 août 2025 – L’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR) a dénoncé ce qu’elle qualifie de « graves violations des droits fondamentaux des travailleurs » au sein de l’entreprise minière Thomas Mining. Les faits remontent au 6 août 2025, lorsque les employés de cette société ont organisé une manifestation pacifique pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Les travailleurs réclamaient notamment :

•une augmentation du salaire de base,

•l’amélioration des primes et avantages sociaux (soins médicaux, scolarisation des enfants, denrées alimentaires),

•le respect du droit aux congés annuels, hebdomadaires et durant les jours fériés,

•le paiement des indemnités de fin de contrat,

•la création d’une maison syndicale représentative,et la signature régulière de contrats de travail conformément au Code du travail congolais.

Au lieu d’ouvrir un dialogue, la direction de Thomas Mining aurait fait appel aux forces de l’ordre. La police, dépêchée sur les lieux, a eu recours à des tirs à balles réelles pour disperser les manifestants.


Dans cette répression, un employé, Jonathan Kashala, a été grièvement blessé. Il a succombé à ses blessures trois jours plus tard, le 9 août, à l’hôpital Kizito.

Face à ce drame, l’IPDHOR exige :

•une enquête indépendante et transparente sur les circonstances de la mort de M. Kashala ;

•l’identification et la poursuite en justice des policiers ayant tiré sur les manifestants ;

•des sanctions exemplaires contre Thomas Mining pour entrave au droit de grève et violations des droits humains ;

•la mise en conformité de l’entreprise avec la législation congolaise du travail ;

•ainsi que la mise en place d’une maison syndicale permettant aux travailleurs de défendre leurs droits.

L’organisation de défense des droits humains met en garde contre toute tentative de règlement à l’amiable sans clarification des responsabilités, estimant qu’un tel compromis constituerait « un dangereux précédent » favorisant de nouvelles violations.

IPDHOR affirme son engagement à accompagner les travailleurs dans ce combat et à maintenir la pression jusqu’à ce que justice soit faite.

Louis tshikonde 



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