RDC : le cri d’alarme de Jacky Ndala depuis sa cellule



Depuis sa prison, l’opposant politique Jacky Ndala Mpoyi Kabundi a adressé une lettre poignante à sa famille, ses compagnons de lutte et au peuple congolais. Malade et privé de soins depuis plusieurs mois, il dénonce ce qu’il qualifie de détention injuste et inhumaine.

Une vie de lutte, un sentiment d’abandon

Dans ce message empreint d’émotion, Jacky Ndala affirme avoir consacré toute son existence à la défense de la justice et de la patrie. Mais il se dit aujourd’hui abandonné, livré à la souffrance et à l’oubli.

« Je n’ai ni volé, ni tué, ni violé. Je suis en prison injustement », écrit-il, avant de souligner que « l’injustice ne régnera pas toujours ».

Des volontés claires en cas de décès

Anticipant sa mort, l’opposant refuse toute « hypocrisie » posthume. Il demande que son corps soit incinéré et que ses cendres soient dispersées, plutôt que de recevoir des hommages qu’il juge factices.

Une interpellation aux autorités

Dans sa lettre, il s’adresse directement aux magistrats, juges, agents de l’État et responsables politiques, qu’il accuse de cruauté et d’injustice.

Un message d’héritage

À ses enfants et compagnons de lutte, Jacky Ndala laisse un message de fidélité et de résistance : rester patriotes, tenir bon et ne jamais trahir la cause du Kongo. À son épouse et à sa mère, il adresse des mots d’amour et de courage.

Un appel à la mémoire collective

« Que le Kongo vive à jamais. Même dans l’au-delà, la résistance continue », conclut-il, dans un message qui sonne comme un testament politique.

Jacky Ndala n’a commis aucun crime. Son seul péché est d’avoir osé affirmer la vérité sur les violences qu’il a endurées. Nous restons solidaires de son combat. 


Louis tshikonde 

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