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La récente campagne visite Luilu, dans la province du Lualaba, a mis en lumière une réalité crue : celle d’une population condamnée à survivre dans la pauvreté, au cœur même de l’une des zones les plus riches en minerais du pays.
Alors que le Lualaba est présenté comme le poumon économique de la RDC, générant des milliards de dollars grâce au cuivre et au cobalt, le quotidien des habitants de Luilu contraste dramatiquement avec cette manne. Routes délabrées, accès limité à l’eau potable, écoles en ruine, soins de santé quasi inexistants : ici, l’opulence minière ne profite pas à la majorité.
Cette campagne visite Luilu a révélé une fracture sociale et politique. Tandis que certains dirigeants se félicitent de la « croissance minière » au niveau national, les réalités locales témoignent d’un abandon manifeste. Les familles vivent à l’ombre des multinationales, respirant la poussière des carrières, mais sans bénéficier des richesses qui en sont extraites.
Pour Louis Tshikonde, activiste des droits humains, cette campagne dévoile la face cachée des zones minières : « Luilu incarne le paradoxe congolais. Nous parlons de milliards de dollars générés par le cuivre et le cobalt, mais les populations qui vivent au cœur de ces richesses manquent du strict minimum : routes, écoles, eau potable, soins de santé. Ce sont les oubliés de la manne minière », dénonce-t-il.
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| Louis tshikonde |
Selon lui, la visite à Luilu n’est pas seulement symbolique : elle est un cri d’alarme. « Il est urgent que l’État et les entreprises minières assument leur responsabilité. On ne peut pas continuer à extraire des richesses pour le monde entier tout en laissant les communautés locales dans une pauvreté extrême. La dignité humaine doit primer sur les profits », insiste Tshikonde.
Luilu devient ainsi le miroir des contradictions nationales : une terre riche, mais un peuple appauvri. Une réalité qui, pour les activistes comme Louis Tshikonde, doit pousser à une refonte du modèle de gouvernance et de gestion des ressources naturelles en RDC.
Visite Luilu devient ainsi le symbole d’une équation douloureuse : un sol riche, un peuple pauvre. Une contradiction qui interpelle sur la redistribution équitable des ressources et sur la responsabilité des dirigeants face aux oubliés de la République.
Rédaction



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